Tout savoir du Potager Nourricier

Ma Micro-Ferme est 100% Végétale !

Envie d'en savoir plus ?...

Je produis des légumes, des fruits, des plants et des semences sur une surface d’environ 1,3ha.

Je cultive dans une démarche agroécologique et d’autosuffisance, avec comme préférence la vente en circuit court. Toute la production (plants, légumes, fruits, semences) et le lieu sont certifiés en Agriculture Biologique ✅.

Micro-Ferme ? Végétale ?...

Si ces deux termes ne vous sont pas familiers, je vous invite à découvrir en détails le concept de micro-ferme végétale et mes valeurs.

Pas de mécanisation !

Je suis très peu mécanisés et je travaille principalement avec deux accessoires absolument géniaux : mes deux mains (et quelques autres outils), le tout arrosé d'huile de coudes...

En serre ou de plein-champ ?

Les deux mon capitaine ! Je dispose de planches de cultures, pour les annuelles et les vivaces, de vergers, de serres et de tunnels.

Je pratique la rotation de cultures !

Je pratique la rotation des cultures sur un cycle de 5 ans en suivant un modèle bien précis. Cette rotation est rendue possible grâce à mon organisation, en planches de cultures, et à une répartition des variétés et espèces.

Je produis mes propres semences / graines...

Depuis 2017, j’aménage des zones de cultures destinées spécifiquement à la production de semences. Cela me permet d'être plus autonome pour la production des plants, et également de vous en proposer chaque année à la vente.

Au fait !... Permettez-moi de me présenter.

Je m'appelle Arnaud AMOS. J'ai découvert assez jeune les pollutions engendrées par notre modèle de société, en particulier le système agricole dominant, qui fonctionne avec des produits chimiques de synthèse. Je vous livre mon chemin de vie...

DÉFINITIONS... ET PLUS !

Qu'est-ce qu'une Micro-Ferme Végétale ?

Pourquoi “micro-ferme” ?

Je m’inspire d’expérimentations et de résultats intéressants, comme les travaux d’Eliot Coleman, Jean Martin Fortier, la ferme du Bec Helouin, le réseau Fermes d’avenir, le Maraîchage Sol Vivant, ou encore le nouveau jardinage de Dominique Soltner.

Je tiens à préciser qu’aucun modèle n’est transposable, et je déconseille fortement d’idéaliser ces lieux ; à chacun-e de faire son expérience avec son passé, son présent et son futur, et ses moyens humains, financiers, etc…

Aussi, c’est une volonté d’expérimenter et de produire sur une petite surface de ferme (1,3 ha), et des surfaces de culture (plein champs, tunnel et pépinière) réduites.

Au bout de 4 ans d’installation, mon agro-écosystème est optimisé au maximum, et tendra encore à s’améliorer au fil des ans pour gagner en autonomie et en énergies (humaine, solaire, éolienne, etc…)

micro-ferme-vegetale

Pourquoi “végétale” ?

Je n’utilise aucun intrant d’origine animal et ne produis que du végétal. La fertilisation et les amendements sont 100% végétal.

J’accueille la faune sauvage (de la micro à la macro-faune) en préservant et en favorisant leur habitat.

Comme par exemple, le non travail du sol qui respecte la Vie du sol ; le maintien des haies bocagères avec une végétation dense ; des zones sauvages, où je n’interviens jamais ; la plantation d’arbres et arbustes dont les fruits sont destinés à la consommation animale (humaine et non humaine) ; etc…

A ce jour, seulement 2 ravageurs provoquent des dégâts considérables : mulot / campagnol et chevreuils.

Contre les chevreuils, j’ai clôturé le champs où se trouvent les cultures.

Contre les mulots/campagnols : le non travail du sol ne m’aide pas, mais je tiens à garder cette approche (voir ci-dessous). Cependant, nous rencontrons actuellement un véritable déséquilibre naturel/écologique à savoir, il n’y a plus de prédateur de ces ravageurs, et le premier est sans aucun doute : le renard.

Donc, pour l’instant, j’ai recours à l’usage du tourteau de ricin, utilisable en AB, l’efficacité reste encore à prouver en ce qui me concerne.

Deux principes fondamentaux de la culture sur sol vivant  (G. Domenech) :

  • La plante « fait » le sol : elle fabrique la matière organique qui nourrit le sol. Il n’y a pas de « mauvaises » herbes!
  • La vie du sol gère la fertilité du sol : bien nourrie par les plantes, elle améliore le sol, le rend plus fertile, donc plus apte à porter des cultures.
Un choix éthique et écologique :

Aujourd’hui, le fumier issu des élevages intensifs (dit “conventionnels”) est utilisé en Agriculture Biologique. En pratiquant une agriculture bio-végétalienne, je suis convaincu que nous pouvons cultiver des légumes sans fumier et autres déchets issus des abattoirs, si notre sol est Vivant !

HUILE DE COUDE : NOUS VOICI !

Je suis très peu mécanisé...

J’utilise seulement, pour l’entretien du lieu, une tondeuse débroussailleuse, (mieux qu’une tondeuse, car je peux passer dans une herbe plus haute, et je tonds moins souvent), une débroussailleuse et une tronçonneuse.

Pas de mécanisation pour les cultures proprement dites (pépinière et plein champs).

LES DEUX MON CAPITAINE

Production en serre ou de plein-champ ?

Je produis des annuelles, des vivaces, des plants de potagers, des semences, des fleurs… et pour tout cela, je dispose de planches de culture de plein champs (en extérieur) et des espaces protégés (serres et tunnels).

Les cultures de plein champs :

Pour les cultures d’annuelles (940 m2 cultivés) :

  • 20 planches de cultures (1m*40m)
  • 4 planches de culture (1m * 35m)
  • … et des allées enherbées de 60 cm de large pour cultiver nos légumes et produire de la semence

Pour les cultures de vivaces (105 m2 cultivés) :

  • 1 planche de 30 m2
  • 3 planches de 25 m2

Le petit jardin-verger : Cultures d’arbustes fruitiers (cassis, groseilles, framboises) entre des arbres fruitiers (3 pommiers, 2 poiriers, 1 cerisier, 1 actinidia), avec quelques autres plantations en association (fleurs, légumes annuels).

Le grand jardin-verger : 25 arbres fruitiers avec des arbustes fruitiers entre, et des cultures de vivaces au pied.

Les cultures en serres :

  • Une serre en verre (40 m2) : pour les pied-mères d’aromates vivaces et la production de semences.
  • Un petit tunnel (110 m2) pour la production de semences, quelques légumes primeurs, et des espèces exigeantes en chaleur.
  • Un grand tunnel (250 m2) : la pépinière pour les plants.

Tout le nécessaire pour la production des plants se trouve sous un tunnel de 250m2 :

  • le stockage du terreau, des clayettes et des pots/godets,
  • 2 tables chauffantes (2*4 m2) pour les semis exigeants en chaleur (de mi-février à mi-avril),
  • les tables/tréteaux pour avoir les plants à hauteur d’humain,
  • le plan de travail pour semis et rempotages.

J’utilise deux types de terreau : l’un pour les semis, l’autre pour les repiquages.

Ils sont tous les deux constitués principalement de tourbes (c’est à ce jour l’unique matière qui réponde aux besoins d’humidité et de rétention, bien que très critiquable d’un point de vue écologique) et de compost végétal.

Je n’utilise aucun intrant (engrais organiques, issus très souvent des élevages intensifs, ou autres produits même utilisables en Agriculture Biologique, sang desséché, poudre d’os, etc…).

Je privilégie des contenants (godets, pots) de petite taille, donc une utilisation moindre de terreau. Les plants ne sont pas maintenus plusieurs mois en pot, soit ils sont vendus, soit ils sont mis en culture dans notre potager.

Les plants sont produits sous serre/tunnel « froid » (c’est à dire sans chauffage!). Pour les boutures ou les semis de plantes vivaces, les pieds mères sont cultivés à l’extérieur ou sous la serre en verre, pour les espèces les plus fragiles.

Chaque année, je cultive une grande partie de toutes les variétés proposées, pour reproduire la semence, et pour nourrir ma tribu et les amis de passage à la maison.

Envie de connaître les tarifs et les disponibilités du moment, en plants et en semences ?

Comment ça marche ?

Préparation et rotation des cultures...

Je travaille en planches de culture surélevées qui mesurent 1 m de large et 40 m de long. Elles sont séparées par des allées enherbées de 60 cm de large.

Chaque planche de culture est divisée en 8, soit des planches de 5 m de long.

Cette répartition facilite l’implantation des espèces/variétés cultivées pour la production de semences.

Je pratique la rotation des cultures sur un cycle de 5 ans en suivant ce modèle :

  • année n : Légumineuses (haricots, pois, fève, soja jaune en essai en 2019)
  • année n + 1 : Légumes-Fruits (tomates, courges, courgettes, poivrons et aubergines en essai en 2019) ou plantes à grains (quinoa, millet, maïs)
  • année n + 2 : Légumes-Racines (betteraves, choux rave, céleri rave, carottes, panais,…)
  • année n + 3 : Légumes-Feuilles (salades, choux, etc…)
  • année n + 4 : Fleurs annuelles

Voir la planification des cultures pour 2020 : téléchargeable ICI.

Préparation d’une planche de culture sans labour :

  • Soit à l’automne : apport de broyat composté sur 20 cm directement sur de l’herbe tondu. Ensuite, au printemps, je plante en ligne centrale des cultures gourmandes (tomates, choux, courges, courgettes,…) dans un trou rempli de compost demi-mûr, et je plante (ou sème) en ligne, dans un sillon rempli de compost mûr, des légumes préparés en p’tites mottes (salades, betteraves,…)
  • Soit au printemps : culture de pommes de terre, posées directement sur l’herbe tondu, et je recouvre de broyat composté (20 cm). Ensuite, après la récolte des PdT, je plante des cultures d’hiver (salades, choux,…), ou sème un engrais vert.

De la graine à la plante... et de la plante à la graine !

Je produis mes propres semences

Depuis 2017, j’aménage des zones de cultures destinées à la production de semences.

Dans un souci de qualité et de conserver la pureté variétale, le choix est limité.

Cependant, afin de compléter votre commande et de combler des ruptures éventuelles, je propose aussi des Semences de chez mon Partenaire Kokopelli.

Toutes les « Semences du Potager Nourricier » sont produites exclusivement à la ferme.

La récolte, l’extraction, le tri, le nettoyage et l’ensachage sont faits manuellement (en savoir plus).

C’est une activité secondaire et complémentaire à la production des plants.

Je l’ai mise en place afin de gagner en autonomie et de proposer une « petite » gamme de semences, testées in situ et adaptées au terroir. De plus, vous trouverez des semences d’espèces que je ne propose pas sous forme de plants (panais, carotte, oignons, radis, poireaux, maïs, quinoa, etc…).

C’est un métier passionnant, qui demande une organisation et une rigueur irréprochables.

En effet, il y a quelques règles à respecter afin de garder la pureté variétale des espèces cultivées dans l’optique de produire la semence : distance d’isolement, voile de protection, pollinisation manuelle, etc.

bg-semence

Je me présente...

Au fait, qui suis-je ?

Je m’appelle Arnaud Amos et voici mon chemin de Vie…

2004
2004

Premiers espoirs...

Pendant mes études universitaires en Environnement Littoral et quelques emplois/stages dans ce domaine, je découvre petit à petit les pollutions engendrées par notre modèle de société, en particulier le système agricole dominant, qui fonctionne avec des produits chimiques de synthèse (engrais et bio-cides = tuer la Vie).

Je m’intéresse alors à l’Agriculture Biologique, en laquelle je vois une alternative de qualité, juste et cohérente. Je change de cap, et travaille 4 ans à Biocoop (Brest). Je découvre ce mode de production, et toute l’alimentation saine qui en découle… un régal !

Au bout de 3 ans (en 2007), je me rends compte que ce modèle d’agriculture renferme déjà certaines lacunes, il manque une approche globale, systémique. Parallèlement, je sentais venir le changement de la réglementation de l’Agriculture Biologique qui allait être revue « à la baisse », version Européenne… afin de satisfaire les industriels qui voyaient la demande augmentée de manière exponentielle. La suite, on la connaît tous : c’est le résultat du bio-business d’aujourd’hui! Eh oui, LA Bio est devenue LE Bio, car dorénavant on ne parle plus de l’origine (la source) : l’Agriculture Biologique, mais de la finalité : le porte-monnaie, ou plutôt la valise de billets des agro-industriels et des banksters : le Bio-Business.

2008
2008

Une révélation !

En 2008, je me forme à l’Agro-écologie à Terre & Humanisme, en Ardèche (structure initiée par Pierre Rabhi).

Grande révélation : j’ai trouvé ce qui me correspond… je me mets au jardinage de manière intensive, fais mon premier potager dans un jardin partagé, m’investis dans la dynamique du réseau des Jardins Partagés, adhère à Kokopelli, à Nature & Progrès, etc.

2009
2009

Premier projet

En 2009, je quitte rapidement Biocoop, et initie l’association Terre des Possibles à Brest, afin de démarrer mon activité d’Animateur en Agroécologie et impulser un Mouvement Agroécologique dans le Pays de Brest.

2010
2010

Découverture du PFH !!

En 2010, je quitte Brest pour co-créer l’Oasis de Pen An Hoatt à Kergrist Moëlou (22), un lieu collectif d’accueil, de sensibilisation et de formation à l’Agroécologie.

Je découvre ce qu’est le fameux PFH : le Précieux Facteur Humain ou le Putain Facteur Humain ?… malheureusement, c’est la deuxième signification que j’expérimente !

2012
2012

Formation à la permaculture...

De retour à Brest en 2012, après une formation à la Permaculture, je réaménage le Jardin Capucine avec un nouveau Design, et propose des animations / stages / ateliers / conférences avec l’Association Terre des Possibles.

2013
2013

Le Potager Nourricier

Fin 2013, les Monts d’Arrée nous appellent… un lieu nous attend à bras ouvert… nous partons nous installer avec ma compagne pour créer notre projet de vie : une micro-ferme avec un potager vivrier dans un environnement calme et ressourçant.

Après une année de réflexion, à savoir si je continue les formations ou crée une activité agricole… le choix s’oriente plutôt vers la production de plants potagers. J’ai toujours fait mes plants pour mon potager. Je souhaite proposer des plants de qualité issus de semences reproductibles, car je fais la guerre aux hybrides F1 et aux OGM, ces chimères qui sont la continuité des hybrides F1, dans le sens où toutes ces semences privent les paysan-ne-s et les jardinier-e-s à (re)devenir autonomes, ils doivent racheter leurs semences chaque année, avec tout le cocktail chimique pour que ça pousse.

Cette aventure, débutée en 2015, continue à ce jour. En plus de la pépinière, j’aménage des zones de cultures pour produire des légumes, des fruits et des semences.

Depuis que je jardine, je fais de la semence. Au fil des années, je me suis passionné pour cette précieuse richesse, qu’est le miracle de la Vie… et perfectionné pour me permettre aujourd’hui de proposer aussi des semences produites exclusivement à la ferme.

C’est mon chemin de Vie…

Ma Micro-Ferme et moi…