A propos

Pendant mes études universitaires en Environnement Littoral et quelques emplois/stages dans ce domaine, je découvre petit à petit les pollutions engendrées par notre modèle de société, en particulier le système agricole dominant, qui fonctionne avec des produits chimiques de synthèse (engrais et bio-cides = tuer la Vie). Je m’intéresse alors à l’Agriculture Biologique, en laquelle je vois une alternative de qualité, juste et cohérente. Je change de cap, et travaille 4 ans à Biocoop (Brest). Je découvre ce mode de production, et toute l’alimentation saine qui en découle… un régal!

Au bout de 3 ans (en 2007), je me rends compte que ce modèle d’agriculture renferme déjà certaines lacunes, il manque une approche globale, systémique. Parallèlement, je sentais venir le changement de la réglementation de l’Agriculture Biologique qui allait être revue “à la baisse”, version Européenne… afin de satisfaire les industriels qui voyaient la demande augmentée de manière exponentielle. La suite, on la connaît tous : c’est le résultat du bio-business d’aujourd’hui! Eh oui, LA Bio est devenue LE Bio, car dorénavant on ne parle plus de l’origine (la source) : l’Agriculture Biologique, mais de la finalité : le porte-monnaie, ou plutôt la valise de billets des agro-industriels et des banksters : le Bio-Business.

En 2008, je me forme à l’Agro-écologie à Terre & Humanisme en Ardèche (structure initiée par Pierre Rabhi). Grande révélation : j’ai trouvé ce qui me correspond… je me mets au jardinage de manière intensive, fais mon premier potager dans un jardin partagé, m’investis dans la dynamique du réseau des Jardins Partagés, adhère à Nature & Progrès, etc…

En 2009, je quitte rapidement Biocoop, et initie l’association Terre des Possibles à Brest, afin de démarrer mon activité d’Animateur en Agroécologie et impulser un Mouvement Agroécologique dans le Pays de Brest.

En 2010, je quitte Brest pour co-créer l’Oasis de Pen An Hoat à Kergrist Moëlou (22), un lieu collectif d’accueil, de sensibilisation et de formation à l’Agroécologie. Je découvre ce qu’est le fameux PFH (dont Pierre Rabhi parle souvent!) : le Précieux Facteur Humain ou le Putain Facteur Humain?… malheureusement, c’est la deuxième signification que j’expérimente!

De retour à Brest en 2012, après une formation à la Permaculture, je réaménage le Jardin Capucine avec un nouveau Design, et propose des animations/stages/ateliers/conférences avec l’Association Terre des Possibles.

Fin 2013, les Monts d’Arrée nous appellent… un lieu nous attend à bras ouvert… nous partons nous installer avec ma compagne pour créer notre projet de vie : une micro-ferme avec un potager vivrier dans un environnement calme et ressourçant.

Après une année de réflexion, à savoir si je continue les formations ou crée une activité agricole… le choix s’oriente plutôt vers la production de plants potagers. J’ai toujours fait mes plants pour mon potager. Je souhaite proposer des plants de qualité issus de semences reproductibles, car je fais la guerre aux hybrides F1 et aux OGM, ces chimères qui sont la continuité des hybrides F1, dans le sens où toutes ces semences privent les paysan-ne-s et les jardinier-e-s à (re)devenir autonomes, ils doivent racheter leurs semences chaque année, avec tout le cockail chimique pour que ça pousse.

Cette aventure, débutée en 2015, continue à ce jour. En plus de la pépinière, j’aménage des zones de cultures pour produire des légumes, des fruits et des semences, dans un premier temps pour une auto-consommation, à voir par la suite…

Quant à mon mode de production, je tiens à apporter quelques précisions :

Pendant 10 ans (2007-2017), j’ai été adhérent à Nature & Progrès (N&P), une association qui milite pour une Agroécologie Paysanne. J’ai assuré l’animation et le secrétariat de la COMAC Locale (COmmission Mixte d’Agrément et de Contrôle) pendant 4 ans. Aujourd’hui, je ne me retrouve plus dans ce modèle de production, où l’animal (domestiqué, d’élevage) est toujours exploité. N&P défend le bien-être des animaux (encore heureux!) et l’abattage à la ferme. Comment peut-on parler de bien-être quant on sait que la finalité de l’animal, à son insu, c’est l’abattage, et non une mort naturelle, car économiquement parlant, ce ne serait pas rentable? Aussi, un argument mis en avant par cette structure : soit disant une agriculture sans élevage serait la porte ouverte à la viande de synthèse, à l’agriculture artificielle, hors sol… certes, c’est une triste réalité, mais une autre voie est possible… et quand bien même, si l’animal domestiqué est vraiment indispensable dans un système agricole (c’est à vérifier), on peut toujours en avoir, sans le tuer à quelques semaines ou mois… est-ce leur volonté de mourir si jeune ?

Toutes les technologies appliquées sur le vivant (nouveaux OGM, biologie de synthèse, abeille robot “RoboBee”, Intelligence Artificielle, etc…), pour le remplacer et le privatiser, sont aussi des menaces. Mais, en aucun cas, la domestication animale pourra les empêcher ou les substituer.

C’est la Vie, nous devons l’honorer à chaque instant et abolir toutes les formes de domination et de discrimination.

L’agro-pastoralisme a démarré il y a plus de 12000 ans… c’est l’âge de l’Agriculture, de notre Civilisation, de la domestication/domination de l’Animal par l’Homme… c’est l’histoire de dix mille années de crise. Est-ce possible de changer de point de vue? de Civilisation? d’envisager une agriculture sans élevage ? L’avenir nous dira.

En tout cas, une autre agriculture existe à ce jour, (le site en français), des initiatives émergent en France, une agriculture où l’humain n’exploite plus les animaux pour leur chair, leur lait, leurs oeufs, leur sang (déshydraté en poudre), leurs os et leurs cornes (broyés en poudre), leurs plumes, leur peau, leur laine, leur fourrure, leur miel, etc…. bref, tout ce dont nous n’avons pas besoin, d’un point de vue vital. C’est seulement pour satisfaire des caprices d’une espèce animale immature, et entretenir une agro-économie mortifère. Nous continuons ces pratiques atroces sous le nom de la Sainte Tradition, des savoir-faire (mais pas savoir-vivre!), c’est injustifié et immoral… les alternatives existent, aussi bien au niveau alimentaire, vestimentaire qu’agricole.

C’est mon chemin de Vie, pour la Libération Animale et la Libération de la Terre-Mère, Gaïa.