Micro-ferme végétale

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J’aménage petit à petit notre lieu de vie en micro-ferme végétale.

L’objectif : produire des légumes, des fruits et des semences en appliquant les principes de la permaculture végane (= permaculture sans élevage) sur une surface d’environ 1,5ha.

Définitions :

Pourquoi “micro-ferme”? Je m’inspire d’expérimentations et de résultats intéressants, comme les travaux d’Eliot Coleman, Jean Martin Fortier, la ferme du Bec Helouin, le réseau Ferme d’avenir. Je tiens à préciser qu’aucun modèle n’est transposable, et je déconseille fortement d’idéaliser ces lieux, à chacun-e de faire son expérience avec son passé, son présent et son futur, et ses moyens humains, financiers, etc…

Pourquoi “végétale”? Je n’utilise aucun intrant d’origine animal, je n’exploite pas d’animaux (sans élevage). La fertilisation et les amendements sont 100% végétal. J’accueille la faune sauvage (de la micro à la macro-faune) à bras ouverts. A ce jour, seulement en hiver, des chevreuils et des sangliers (une fois!) sont passés sur le lieux en laissant des traces, respectivement pour manger des blettes (ça tombe bien on en avait beaucoup!), et pour creuser des trous. Nous sommes dans un environnement de chasse intensive, et j’ai pu voir 3 chevreuils apeurés et pourchassés passés à proximité de notre terrain, ils rejoignaient la forêt… Si toutefois, cette macro-faune occasionne trop de dégâts sur les cultures, je clôturerai, tout en leur laissant leur liberté (contrairement à l’élevage où ce sont les animaux qui sont clôturés, et à la chasse où les animaux sont tués). Quant à la micro-faune, principalement du sol, je la préserve en ne travaillant pas mon sol et il est toujours couvert, soit de cultures, soit d’un mulch. Et pour les autres animaux (insectes, oiseaux, batraciens, rongeurs, etc…), je crée et protège des “zones refuges” (mares, zones sauvages, haies, …) afin de favoriser une régulation naturelle.

Descriptif :

Le matériel : très peu mécanisé : seulement une tondeuse et une débrousailleuse, qui fonctionne deux heures/an. Je loue 3 fois/an une moto faucheuse pour faire du mulch et 1 fois/an un motoculteur pour démarrer des nouvelles parcelles (tracer les planches de cultures).

Les cultures plein champs : 6 jardins découpés en 6 planches de cultures (1m*15m) et des allées enherbées de 50 cm de large.

Le jardin-verger : cultures d’arbustes fruitiers entre des arbres fruitiers, avec quelques autres plantations en association (fleurs, légumes annuels)

Le potager : 8 planches de cultures (1.2m*5m), destinées à la production de semences

Le mandala : Cultures sur buttes pour les vivaces (légumes, aromates, fleurs)

Une serre en verre (40 m2) : pour les pied-mères d’aromates vivaces et production de semences.

Un petit tunnel (40 m2) pour la production de semences et une table chauffante (électrique, branchée à Enercoop!) pour les semis de tomates/poivrons/aubergines/physalis dès fin janvier, et melons/concombres/cornichons/courgettes fin mars (fonctionne 2,5 mois de fin janvier à mi-avril).

Un tunnel (250 m2) divisé en 2 : une moitié pour la pépinière pour les plants, et l’autre moitié pour les cultures nécessitant un abri dans notre région : 6 planches de cultures (1.2m*12), dont deux en extrémités moins larges (70 cm) pour les tomates, aubergines, poivrons/piments, patates nouvelles, et les primeurs (radis, salades, carottes, fèves, pois, fraises, etc…). Chaque année, en rotation, deux planches me permettent de faire les plants de poireaux.

Réalisation :

Mise en culture d’une parcelle sans labour (après avoir poser une bâche noire pendant 2-3 mois) :

  • Gros paillage (mulching) pour les courges/courgettes avec apport de compost au pied de chaque plant.
  • Culture d’une planche de légumes variés (betteraves, choux, blettes, fleurs,…) avec apport de compost, la densité de la plantation fait que la paillage n’est pas forcément utile (les plantes couvrent intégralement le sol!)
  • Autres planches de culture : léger travail du sol en surface (maxi  10 cm) au motoculteur (ce sera le seul et unique passage) pour permettre un semis d’engrais vert (moutarde et/ou phacélie, ou trèfle incarnat) ou apport de compost végétal + paillage (tonte de pelouse/foin/paille), il ne reste plus qu’à planter!

Quelques photos : (à venir)

 

 

Récolte des courges :

1 ère Récolte 2017

1ère Récolte 2017

2 ème récolte 2017

2 ème récolte 2017