Les Définitions

Pourquoi « micro-ferme »? Je m’inspire d’expérimentations et de résultats intéressants, comme les travaux d’Eliot Coleman, Jean Martin Fortier, la ferme du Bec Helouin, le réseau Ferme d’avenir, le Maraîchage Sol Vivant, le nouveau jardinage de Dominique Soltner. Je tiens à préciser qu’aucun modèle n’est transposable, et je déconseille fortement d’idéaliser ces lieux, à chacun-e de faire son expérience avec son passé, son présent et son futur, et ses moyens humains, financiers, etc…

Pourquoi « végétale »? Je n’utilise aucun intrant d’origine animal, je n’exploite pas d’animaux (sans élevage). La fertilisation et les amendements sont 100% végétal. J’accueille la faune sauvage (de la micro à la macro-faune) à bras ouverts. A ce jour, seulement en hiver, des chevreuils et des sangliers (une fois!) sont passés sur le lieu en laissant des traces, respectivement pour manger des blettes (ça tombe bien on en avait beaucoup!), et pour creuser. Nous sommes dans un environnement de chasse intensive, et j’ai pu voir 3 chevreuils apeurés et pourchassés passés à proximité de notre terrain, ils rejoignaient la forêt… Si toutefois, cette macro-faune occasionne trop de dégâts sur les cultures, je clôturerai, tout en leur laissant leur liberté (contrairement à l’élevage où ce sont les animaux qui sont clôturés, et à la chasse où les animaux sont tués). Quant à la micro-faune, principalement du sol, je la préserve en ne travaillant pas mon sol et il est toujours couvert, soit de cultures, soit d’un mulch. Et pour les autres animaux (insectes, oiseaux, batraciens, rongeurs, etc…), je crée et protège des « zones refuges » (mares, zones sauvages, haies, …) afin de favoriser une régulation naturelle.

Deux principes fondamentaux de la culture sur sol vivant  (G. Domenech) :

  • La plante « fait » le sol : elle fabrique la matière organique qui nourrit le sol. Il n’y a pas de « mauvaises » herbes!
  • La vie du sol gère la fertilité du sol : bien nourrie par les plantes, elle améliore le sol, le rend plus fertile, donc plus apte à porter des cultures.

Faire pousser des légumes sans fumier est tout à fait possible. Nous devons changer notre approche culturale.

Aujourd’hui, le fumier issu des élevage intensifs (dit « conventionnels » ) est utilisé en Agriculture Biologique. L’espèce humaine croit encore que la fumure animale est indispensable pour cultiver des légumes, sans se préoccuper de la Vie du sol, alors que c’est la base de toute l’Agriculture.