Les Définitions

Pourquoi « micro-ferme »?

Je m’inspire d’expérimentations et de résultats intéressants, comme les travaux d’Eliot Coleman, Jean Martin Fortier, la ferme du Bec Helouin, le réseau Ferme d’avenir, le Maraîchage Sol Vivant, le nouveau jardinage de Dominique Soltner. Je tiens à préciser qu’aucun modèle n’est transposable, et je déconseille fortement d’idéaliser ces lieux, à chacun-e de faire son expérience avec son passé, son présent et son futur, et ses moyens humains, financiers, etc…

Aussi, c’est une volonté d’expérimenter et de produire sur une petite surface de ferme (1,3 ha), et des surfaces de culture (plein champs, tunnel et pépinière) réduites. Au bout de 4 ans d’installation, mon agro-écosystème est optimisé au maximum, et tendra encore à s’améliorer au fil des ans pour gagner en autonomie et en énergies (humaine, solaire, éolienne, etc…)

Pourquoi « végétale »?

Je n’utilise aucun intrant d’origine animal, je n’exploite pas d’animaux (sans élevage). La fertilisation et les amendements sont 100% végétal. J’accueille la faune sauvage (de la micro à la macro-faune) en préservant et en favorisant leur habitat. Comme par exemple, le non travail du sol qui respecte la Vie du sol ; le maintien des haies bocagères avec une végétation dense ; des zones sauvages, où je n’interviens jamais ; la plantation d’arbres et arbustes dont les fruits sont destinés à la consommation animale (humaine et non humaine) ; etc…

A ce jour, seulement 2 ravageurs provoquent des dégâts considérables : mulot/campagnol et chevreuils.

Contre les chevreuils, j’ai clôturé le champs où se trouvent les cultures.

Contre les mulots/campagnols : le non travail du sol ne m’aide pas, mais je tiens à garder cette approche (voir ci-dessous). Cependant, nous rencontrons actuellement un véritable déséquilibre naturel/écologique à savoir, il n’y a plus de prédateur de ces ravageurs, et le premier est sans aucun doute : le renard. Donc, pour l’instant, j’ai recours à l’usage du tourteau de ricin, utilisable en AB, l’efficacité reste encore à prouver en ce qui me concerne.

Deux principes fondamentaux de la culture sur sol vivant  (G. Domenech) :

  • La plante « fait » le sol : elle fabrique la matière organique qui nourrit le sol. Il n’y a pas de « mauvaises » herbes!
  • La vie du sol gère la fertilité du sol : bien nourrie par les plantes, elle améliore le sol, le rend plus fertile, donc plus apte à porter des cultures.

Un choix éthique et écologique :

Aujourd’hui, le fumier issu des élevage intensifs (dit « conventionnels » ) est utilisé en Agriculture Biologique. En pratiquant une agriculture bio-végétalienne, je suis convaincu que nous pouvons cultiver des légumes sans fumier et autres déchets issus des abattoirs, si notre sol est Vivant!